Avez-vous l’occasion d’engager une discussion sur la négociation salariale ? Considérez-vous comme chanceux : généralement, au moment de l’embauche, le salaire est déjà fixé et vous ne pouvez qu’accepter ou… refuser. Toutefois, il arrive que le salaire soit fixé au moment de l’entretien, en fonction de l’expérience du candidat potentiel. Ou qu’il est possible de demander une augmentation au cours de sa vie professionnelle.

Comment négocier son salaire ? Vous devez apprendre à proposer votre valeur à l’entreprise, comme on dit, pour pouvoir vous « vendre ». Voici quelques règles qui peuvent être utiles lors de la négociation du salaire : lisez-les attentivement, mettez-les en pratique et vous aurez plus de chances d’obtenir un meilleur salaire.

1. La confiance

C’est la première règle. Arrivez à l’entretien confiant. Expliquez à votre interlocuteur votre expérience professionnelle antérieure, comment vous avez pu apporter une valeur ajoutée dans l’entreprise où vous avez travaillé précédemment. N’oubliez pas que vous avez un examinateur en face de vous, mais ne vous sentez pas inférieur : regardez-le droit dans les yeux, esquissez un sourire confiant, soyez poli.

2. Sérieux, mais pas trop

Soyez sérieux et sûr de vous lorsque vous parlez de vous et de vos expériences, mais essayez également d’être drôle et gentil lorsque cela est possible. Des études ont montré que les personnes ayant un sens de l’humour élevé ont plus de chances d’obtenir ce qu’elles veulent. Mais là encore, qui voudrait travailler avec un sérieux grincheux ?

3. Votre ambition

Au cours de l’entretien, on vous demandera probablement ce que vous voulez. Il est probable que l’on ne vous donne pas tout et que la question vise simplement à voir si vous êtes ambitieux et à quel point vous l’êtes. Préparez la réponse à cette question chez vous et demandez-vous vraiment ce que vous aimeriez de cette entreprise, quelles possibilités de carrière vous aimeriez poursuivre.

4. Votre prix

Lorsqu’on vous demande quel salaire ou quelle augmentation vous attendez, ne soyez pas gêné et proposez votre propre « prix ». L’autre partie aura certainement déjà une idée de ce que pourrait être votre salaire, mais c’est à vous de placer la barre plus haut. Si vous occupez votre « premier emploi », c’est difficile, mais pas impossible. Si, en revanche, vous avez beaucoup d’expérience dans ce domaine, cette carte est indispensable.

Commencez haut, mais avec un salaire brut trop haut (consultez ce lien pour en savoir plus sur les différences entre salaire brut et net versé). Une étude récente menée par Thorsteinson (2011), où plusieurs simulations de négociation de salaire ont été réalisées, a montré que ceux qui proposent un prix élevé, obtiennent au final un salaire plus élevé et conforme à leurs besoins que ceux qui étaient trop  » prudents « .

5. Phase de négociation

Après avoir fait votre première proposition, la véritable phase de négociation peut commencer : il s’agit presque d’un jeu entre les parties, où chacune d’entre elles « joue » pour obtenir le maximum d’avantages. Ne soyez pas « oppositionnel » à tout prix : faites votre proposition et évaluez les contre-propositions de manière cohérente et rationnelle. Dans cette phase, maintenez une expression faciale naturelle et constante : lorsque votre interlocuteur vous « tire » des figures, ne montrez pas vos sentiments, mais exprimez-les par des mots.

Vous êtes maintenant prêt à affronter votre entretien : faites-nous savoir dans les commentaires comment ça s’est passé !

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